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RAPPORT DE SYNTHESE DES DEUXIEMES JOURNEES PARLEMENTAIRES DE L’ANNEE 2020 DU GROUPE UPC.

Le samedi 10 octobre 2020, se sont tenu dans la salle des fêtes de la mairie de Pô, province du Nahouri, les travaux des deuxièmes journées parlementaires du groupe de l’Union pour le Progrès et le Changement UPC, autour du thème : « Quelle contribution du groupe parlementaire UPC à l’organisation d’élections transparentes, équitables et inclusives ?».

La cérémonie d’ouverture a connu la présence du Président de l’UPC. Les autorités administratives, religieuses et coutumières de la ville de Pô sans oublier les militants et sympathisants du parti du lion nous ont également fait l’honneur de répondre à notre invitation.

Le Secrétaire Général de la section UPC du Nahouri a au nom des militantes et militants de la province souhaité la bienvenue aux députés et salué le choix de la ville de Pô pour les présentes. Pour clore son propos, il a souhaité de fructueuses réflexions au groupe parlementaire.  

Le Président du groupe, l’honorable COMPAORE Justin, a livré son allocution en souhaitant la bienvenue à tous les invités en particulier au Docteur Zéphirin DIABRE le Président de l’UPC qui a bien voulu nous honorer de sa présence. Ensuite, il a justifié le choix du thème qui porte sur les élections prochaines. Nous sommes en effet à 42 jours de la tenue des élections couplées. C’est dire à quel point il est d’actualité de traiter de l’organisation, notamment des contributions à la tenue d’élections paisibles.

Pour le Président du groupe parlementaire il est nécessaire de se pencher sur la question, afin de dégager des solutions idoines pour des élections transparentes équitables et inclusives. Pour clore son propos, il a déclaré ouverts les travaux en invitant les différents participants à une participation active aux échanges et à un partage d’idées, afin d’enrichir les débats.

Cette allocution a mis fin à la cérémonie d’ouverture des travaux.

Après une petite pause-café, les participants ont regagné la salle pour suivre avec grande            attention la communication livrée par le Docteur Thomas R. OUEDRAOGO.

Abordant sa communication, il a décliné un plan subdivisé en trois grands points, afin de présenter les mécanismes pour garantir des élections inclusives et transparentes. Il a d’abord présenté les élections comme une institution démocratique. A cet effet, il s’est appesanti sur le but des élections dans un Etat. Les élections de 2020 présentent un enjeu stratégique pour le Burkina Faso, de par le contexte dans lequel elles sont censées se dérouler. L’existence de plusieurs offres de solutions concurrentes témoigne de la vitalité du débat démocratique et du sens de l’anticipation. Selon le docteur OUEDRAOGO, il importe donc d’épuiser les solutions offertes par la Constitution et de rester dans la lettre et l’esprit de celle-ci.

Il a aussi décliné les principales priorités qui doivent guider les différents candidats dans leur programme de société. Les secteurs sociaux à savoir la santé, l’éducation, l’emploi, la justice, l’accès à l’eau potable, la corruption et surtout la sécurité doivent être pris en compte par les candidats pour garantir la bonne gouvernance et son lit de conséquences que sont la paix, la garantie d’institutions fortes, la lutte contre la pauvreté etc. Il a clos ce premier point en énumérant les alternatives aux élections qui peuvent être démocratiques ou autoritaires. Les options démocratiques sont :

  • La démocratie participative/délibérative
  • La démocratie consociative/consensuelle
  • Et le système représentatif aléatoire 

Les options autoritaires sont :

  • La restauration des régimes militaires ou régimes hybrides : cas de l’Egypte
  • L’alternative islamiste : Mali, Algérie, Egypte
  • Et l’alternative révolutionnaire marxiste : Burkina Faso.

Le deuxième point de la communication a porté sur les enjeux des élections de 2020 dans notre pays. Pour lui, les enjeux majeurs sont politiques, institutionnels, sécuritaires, financiers et humanitaires. Les principes juridiques des élections résident dans les délais légaux, la légitimité constitutionnelle, le type de suffrage et l’égalité des citoyens. La problématique des élections se situe dans la difficulté à organiser les opérations électorales dans certaines zones du fait de l’insécurité et à faire voter les personnes déplacées. L’expert de la question a affirmé que la tenue des élections à bonne date reviendrait à exclure une partie des burkinabè du scrutin à cause de la situation sécuritaire, toutefois son report engendrerait aussi une illégitimité du mandat présidentiel qui est pourtant intangible, d’où le dilemme.

Il a alors fait des propositions de solutions à cette problématique :

  • Solution 1. On adopte une loi pour prolonger le mandat des députés, et le président du parlement assure l’intérim du président du Faso pour organiser des élections dans 90 jours au plus tard ;
  • Solution 2. A l’expiration des mandats du président du Faso et des députés, on organise une transition à l’image de celle de 2014/2015
  • Solution 3. On adopte une loi pour prolonger le mandat du président du Faso et des députés pour une période de six mois

En cas de report des élections, le communicateur a proposé les solutions suivantes :

  • la solution ancrée dans la Constitution qui comprend un intérim du président du Faso et une prolongation du mandat des députés,
  • la solution extra constitutionnelle qui constitue à l’instauration d’une transition avec ses nombreux risques,
  • et la solution mixte : cette dernière consistera à prolonger illégalement le mandat du président et légalement celui des députés.

Pour terminer sa présentation, le docteur OUEDRAOGO a affirmé que tenir les élections à bonne date pour éviter d’ajouter une crise institutionnelle à une crise sécuritaire grave, est le crédo des acteurs politiques soutenus en cela par la communauté internationale. Mais bien plus encore, il faut tenir ces élections sur tout le territoire national et assurer la pleine participation de toutes les populations où qu’elles soient pour éviter que le Président élu ne souffre pas en légitimité ou que des provinces ne soient pas représentées à l’Assemblée Nationale. Pour sa part, les Forces de défense et de sécurité ont un rôle central à y jouer et il importe que la mise en œuvre du processus lui-même ne génère pas de conflits.

De la phase des échanges, l’actualité du thème traité a fait l’objet d’un grand intérêt pour les élus nationaux. Parmi les questions soulevées, il est ressorti la problématique de la modification récente du code électoral qui constitue une porte ouverte à des manipulations selon les députés. La problématique de la garantie de tenue d’élections transparentes a été également posée. On note que la plupart des préoccupations s’articulent autour de la question de la transparence mais aussi de la sécurisation des opérations électorales.

Le communicateur a su apporter des réponses satisfaisantes aux nombreuses interrogations soulevées. Les apports des uns et des autres a grandement permis de mieux cerner les enjeux du thème et de faire des propositions pour relever le défi de la tenue d’élections paisibles le 22 novembre prochain.

En conclusion, de nombreux pays ont connu des crises post-électorales qui ont porté un coup dur à leur économie et entrainé des divisions au sein des fils et filles d’un même pays. Pour la plupart de ces pays, le manque de transparence pendant l’organisation des élections est la principale cause. Il est donc primordial que tous autant que nous sommes, nous sachions apporter notre contribution pour la réussite des élections dans notre pays qui nous est si cher. Encore faut-il une réelle volonté politique des premières autorités de notre pays pour assurer et garantir la transparence des élections.

A l’issue des travaux, le groupe parlementaire de l’Union pour le Progrès et le Changement a formulé des recommandations et une motion de remerciement qui seront portées à votre connaissance par les députés ZOUMBARE/ZONGO Henriette et AOUE Joel.

Je vous remercie !

RECOMMANDATIONS

 

Soucieux d’apporter notre contribution à la tenue d’élections transparentes, équitables et inclusives ;

Conscients que la réussite de l’organisation des élections peut être source de paix et de stabilité dans notre pays ;

Nous, députés du groupe parlementaire Union pour le Progrès et le Changement, recommandons :        

  1. Au gouvernement :
  • De monter et opérationnaliser une force spéciale de sécurisation des élections ;
  • De négocier auprès des partenaires bilatéraux du Burkina Faso et multilatéraux en matière de sécurité, une assistance dans la sécurisation notamment en termes de moyens de transports terrestre et aérien ;
  • D’assurer un contrôle du cyberespace national pour contrer les fakes news ou fausses informations susceptibles de dégrader le climat social.
  1. A la CENI :
  • D’assurer la formation des hommes mobilisés dans le cadre de la sécurisation du processus électoral sur leur rôle dans cette période sensible de la vie de la nation ;
  • De garantir le professionnalisme dans la conduite des opérations électorales pour éviter les contentieux et la violence qui peut en découler ;
  • De disponibiliser les feuilles de résultats en nombre suffisant pour les délégués des partis politiques et des candidats dans les bureaux de vote.
  1. Aux partis politiques :
  • De collaborer étroitement avec les forces de défense et de sécurité dans le cadre de leurs activités de propagande électorale ;
  • De se départir des pratiques à velléité de fraude électorale, notamment la récupération de cartes d’électeurs des citoyens assortie de promesses de tous ordres.

 

 

Fait à Pô le 10 octobre 2020

   Les participants.

 

Le Parti

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