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RAPPORT DE SYNTHESE DES PREMIERES JOURNEES PARLEMENTAIRES DE L’ANNEE 2021 DU GROUPE UPC.

 

Le samedi 11 septembre 2021, s’est tenue à la maison de la culture de Bobo-Dioulasso, les travaux des premières journées parlementaires du groupe de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), autour des thèmes : « Consolidation de la cohésion sociale par le renforcement de la gouvernance : enjeux, défis et perspectives » et « La cohabitation et le jeu des alliances en politique : quels enjeux et défis pour la gouvernance démocratique ? ».

 

DE LA CEREMONIE D’OUVERTURE

 

Riche en couleurs, la cérémonie d’ouverture a connu la présence de plusieurs invités de marque notamment le Président du parti, qui a bien voulu sacrifier de son précieux temps pour nous honorer. Les cinq (05) autres groupes parlementaires nous ont également honoré de leur présence, témoignant ainsi de la fraternité qui règne entre camarades d’opinions parfois divergentes.

Cette cérémonie d’ouverture a été ponctuée de plusieurs interventions. Après installation des invités, le représentant du Chef de canton de Bobo a transmis les salutations et bénédictions du Chef de canton à la délégation. Ensuite le premier responsable UPC de l’arrondissement 05 a souhaité la bienvenue aux élus du parti du lion qui ont bien voulu choisir la ville de Sya, et précisément l’arrondissement 05, pour la tenue des présentes journées.

A sa suite, le Secrétaire Général provincial de l’UPC du Houet a, au nom des militantes et militants de la province, souhaité la bienvenue au Président du parti le Docteur DIABRE Zéphirin, aux élus nationaux et aux différents invités. Il a également remercié le groupe parlementaire pour le choix de la province du Houet pour abriter ses premières journées parlementaires de l’année 2021, voire de la 8ème Législature.  

Les représentants des groupes parlementaires, aussi bien de l’opposition que de la majorité parlementaire, invités pour la circonstance, à savoir les groupes CDP, PJRN, MPP, NTD et le groupe RDJ ont tour à tour, adressé leurs encouragements et leur soutien au groupe parlementaire Union pour le Progrès et changement (UPC). Ils étaient respectivement représentés :

  • Le groupe parlementaire Congrès pour la Démocratie et le Progrès par le député MILLOGO Yacouba.
  • Le groupe parlementaire Paix, Justice et Réconciliation Nationale par le député OUATTARA Mamadou.
  • Le groupe parlementaire Nouveau Temps pour la Démocratie par le député DALLA Blaise.
  • Le groupe parlementaire Mouvement du Peuple pour le Progrès par le député SANOU Adama.
  • Et le groupe parlementaire Rassemblement pour la Démocratie et la Justice par le député POUBERE Sougrenoma.

Ils ont tous unanimement félicité le groupe pour le choix et la pertinence du thème et attendent avec beaucoup d’intérêt les conclusions qui sortiront de ses travaux.

L’apothéose de cette cérémonie d’ouverture a été l’allocution du Président du groupe parlementaire UPC, l’honorable DICKO Amadou Diemdioda. Il a livré son discours en souhaitant tout d’abord la bienvenue à Monsieur le Ministre d’Etat, Docteur DIABRE Zéphirin, pour sa présence à nos côtés. Ses remerciements sont allés également aux invités particulièrement aux représentants de son Excellence Monsieur le président de l’Assemblée nationale et des groupes parlementaires mais aussi aux autorités coutumières et aux militants, venus très nombreux prendre part à cette cérémonie. Par la suite, il a relevé les enjeux, les défis et les perspectives des thèmes choisis car, pour lui, la problématique de la consolidation du vivre ensemble et du jeu des alliances pour un renforcement de la gouvernance démocratique font partie des plus grands défis actuels que notre pays se doit de relever. Il est donc impératif que chaque burkinabè apporte sa contribution pour réconcilier les fils et filles dans le cadre d’une tribune de vérité et de justice, facteur de paix et de cohésion sociale nécessaire au développement socio-économique de notre chère patrie, le Burkina Faso.

Pour le Président du groupe parlementaire il est nécessaire de se pencher sur la question, afin de dégager des solutions concrètes pour relever ce défi. Pour clore son propos, il a déclaré ouverts les travaux en invitant les différents participants à une participation active aux échanges et à un partage d’idées, afin d’enrichir les débats.

Cette allocution a mis fin à la cérémonie d’ouverture des travaux.

DES COMMUNICATIONS ET DES ECHANGES

 

Les communications ont portés sur les deux thèmes choisis et respectivement livrées par le Docteur OUEDRAOGO Rayedé Thomas, du Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) et de Monsieur Abdul SAIBOU de l’Institut pour la gouvernance démocratique, tous les deux experts au compte du ministère en charge de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale.

Les deux communicateurs ont tour à tour exposé sur leur thème.

Le premier thème : « Consolidation de la cohésion sociale par le renforcement de la gouvernance : enjeux, défis et perspectives. »

Après un rappel du contexte dans lequel sont nées les notions de cohésion sociale et du vivre-ensemble, le Docteur Thomas OUEDAOGO a défini les notions clés liées au thème traité. Pour lui, il est plus que nécessaire que des actions soient menées en faveur de la cohésion sociale, telles que la formation à la citoyenneté, le respect des valeurs, des cultures et des religions entre autres.

Il s’agit d’être tolérant, d’accepter les différences sans jugement ni mépris dans le respect, la compréhension et l’ouverture d’esprit. En somme, le vivre-ensemble présuppose la liberté d’expression et le pluralisme des opinions, le respect de la dignité humaine, la participation de tous les citoyens aux affaires publiques.

En somme, pour le premier communicateur, pour vivre ensemble de manière harmonieuse, il est essentiel de partager des valeurs humaines, éthiques et morales.

Le second thème « La cohabitation et le jeu des alliances en politique : quels enjeux et défis pour la gouvernance démocratique ? »

Le Docteur Abdul SAIBOU, le second communicateur du jour a développé les enjeux et les défis du jeu des alliances en politique. Pour lui, la cohabitation présente un enjeu pour la démocratie car elle a tendance à privilégier le dialogue, favorisant ainsi la réconciliation nationale, toute chose favorable à la situation actuelle de notre pays.

Cependant, si la cohabitation en elle-même consolide la démocratie, il faut peser ses conséquences positives mais aussi négatives pour les partis alliés. En effet elle peut constituer une opportunité de mobilisation au sein des militants et éviter au parti minoritaire de se retrouver dans une position politique inconfortable. Elle peut également constituer une grosse menace parce qu’elle peut dans certains cas étouffer les partis les moins nantis par le truchement de stratégies de déstabilisation orchestrées par le parti dominant.

C’est pourquoi le communicateur propose d’engager une réflexion stratégique sur l’avenir du parti

Les spécialistes des deux thèmes de réflexion ont fait des propositions chacun le concernant pour une meilleure gouvernance et pour le retour d’un Burkina Faso de paix, marqué par l’union de tous ses fils et filles.

Pour ce qui concerne la phase des échanges, on a noté un engouement autour de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale au Burkina Faso ainsi que la cohabitation entre les partis politiques pour une gouvernance démocratique vertueuse. En effet, les participants ont tous pris part au débat avec beaucoup d’intérêt. Cela se traduit par les multiples questions qui ont été adressées aux différents communicateurs. Entre autres, on peut citer la difficulté de collaboration entre les antagonistes d’hier, le délabrement de l’autorité de l’Etat conduisant parfois les citoyens à se rendre justice eux-mêmes, les difficultés de compréhension du choix des alliances de certains militants etc.

Les participants ont montré un intérêt sur les moyens qui seront mobilisés par l’Etat afin de garantir la sécurité dans les zones touchées par l’insécurité, chose qui a fragilisé notre vivre ensemble, pour une véritable réconciliation nationale.  

Il faut noter que des réponses ont été apportées à toutes ces préoccupations par les communicateurs. Des éclaircissements ont été apportés aux différentes préoccupations, en s’appuyant sur divers exemples de modèles de cohabitation réussie à travers le jeu des alliances mais aussi et surtout des modèles de cohésion sociale d’autres pays, notamment africains.

Le Président du parti présent à cette plénière, a saisi l’opportunité pour remercier et encourager les participants. Il a tenu à rappeler aux uns et aux autres la nécessité de bâtir ensemble un pays de paix et de concorde sociale ou chacun et chacune pourra vivre en toute quiétude.

En somme, il faut retenir que les enjeux et les défis de la cohésion sociale nécessitent un engagement de toutes les couches sociales. Quant à la cohabitation et les jeux des alliances, il faut un réel sursaut patriotique et une volonté politique saine pour qu’ensemble le développement de notre cher pays puisse être une réalité avec tous ses fils et filles.

A l’issue des travaux, le groupe parlementaire de l’Union pour le Progrès et le Changement a formulé des recommandations et des motions qui seront portées à votre connaissance par les députés Issouf NIKIEMA et Issouf KERE.

                                          

 

                                         

Fait à Bobo-Dioulasso ,

le 11 septembre 2021

                                          

Les Rapporteurs.

Le Parti

Récépissé n°2018/000016/MATDS/SG

/DGLPAP/DLFSPP 

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