Logo2

Education nationale: Le cri de coeur d'Alitou IDO

Ceci est une tribune de l'honorable Alitou IDO, publiée sur son compte facebok le 22 janvier 2019

Boura belle commune rurale de la Sissili aux grandes potentialités peu exploitées par insuffisance de savoir-faire , de ressources matérielles et de management adéquat. Elle est frontalière du Ghana, mais les peuples sont quasiment les mêmes de part et d'autre. D'un côté (le Ghana côtier), nous avons un pays en pleine émergence, les villages y sont aménagés et electrifiés, il fait y fait bon vivre,....et de l'autre (Burkina Faso), pays sahélien pauvre et très endetté, certes, mais qui a des hommes et des femmes qu' il convient d 'en faire de bonnes ressources humaines qualifiées et le tout assorti d'un management efficient et nous rendrons alors ce Burkina aussi émergent en termes de développement. Comme beaucoup d'entre vous, nous avons quitté le grand confort de l'Occident pour rentrer dans notre Faso par amour pour ce pays tout simplement. Par ailleurs ,J ai vu que nos frères et soeurs burkinabè de par le monde, restent fièrement attachés au Burkina Faso et refusent même de changer de nationalité, toujours par amour pour le Burkina et quand bien même certains sont contraints de prendre cette autre nationalité du pays d'accueil, c'est juste pour des opportunités administratives ou économiques, car dans leur âme, ils vivent leur coeur battant pour notre cher Burkina Faso.
Nos critiques de la gouvernance du Burkina se justifient par l'écart existant entre ce qui doit être (la norme) et ce qui est en réalité (le résultat obtenu). La critique, même négative, est constructive, car elle permet de corriger les défaillances ou même de changer du tout au tout le but visé.
J'ai visité, à la faveur du nouvel an, les jeunes producteurs maraîchers de Boura au nombre de 43. Comme dans quasiment toute la province, les périmètres maraîchers sont pris d'assaut par les jeunes producteurs en saison sèche, qui, hélas, manquent de tout, de l'équipement adéquat (motopompe, forages, semences, grillage, engrais,....) aux techniques agricoles et conseils techniques. En réalité tout ce qu' ils possèdent c est leur volonté et leur courage. Dans ces conditions, l'autosuffisance alimentaire me semble un véritable mirage. J'admire leur volonté et leur courage, mais trouvons ensemble les ressources nécessaires pour les fixer dans les terroirs, c'est cela aussi notre développement....
La meilleure façon de mettre sur cale sèche un pays, c'est tout simplement de négliger suffisamment son système d'éducation quel que soit le niveau d'enseignement. L'État doit prioritairement s'occuper de l'éducation au Burkina Faso et éradiquer totalement les écoles sous paillote. Ce n'est moralement pas acceptable.Voici, bonnes gens, l'école de bourbier à Boura où les 5 enseignants partagent les tables- bancs avec leurs élèves à défaut de bureau de l'enseignant !

Le Parti

Récépissé n°2014/0123/MATDS/SG/DGSEPP/DLFSPP  du 06 août 2014

Secteur 07, Rue 07.67 Porte 296

01 BP 2179 Ouagadougou 01

Sur les réseaux