Logo2

8 mars des femmes UPC du Kadiogo: Discours de la marraine Odile DIABRE

Madame la Présidente de l’Association des Femmes de l’UPC,

Honorables députés,
Mesdames et Messieurs les Maires et les Conseillers municipaux,
Militantes, Militants et sympathisants de l’UPC,
Chers invités,
Mesdames et Messieurs,
Le 08 Mars de chaque année, la Communauté internationale nous réunit autour de la situation de la femme dans chaque pays de par le monde. Ce qui nous offre l’occasion de s’appesantir sur la situation et les réalités que vivent les femmes, les filles dans nos sociétés.
Je voudrais donc souhaiter la plus cordiale des bienvenues à tous les hommes ici présents et profiter pour les remercier, au nom des femmes de l’assistance, pour le rôle fondamental qu’ils jouent au quotidien dans notre monde, aux foyers et dans nos environnements respectifs.
Mesdames et Messieurs,
Plus qu’une simple commémoration, cette journée constitue pour nous femmes, un moment privilégié, une occasion exceptionnelle pour magnifier nos mères, nos épouses, nos sœurs, nos collègues et nos filles pour leur contribution au sein de la cellule familiale où « elles assurent la solidité et la continuité du réel ».
En ce jour solennel, je suis très honorée et infiniment reconnaissante à chacune et à chacun d’entre vous, pour la confiance que vous m’avez accordée pour être marraine de cette cérémonie. Je cherche les mots et le ton qui conviennent pour vous traduire ma joie immense.
Mesdames et Messieurs,
Il me plait de rappeler le thème du 08 mars de cette année qui est « Contribution de la femme à l'édification d'un Burkina Faso de sécurité, de paix et de cohésion sociale ».
Comme le disait Talleyrand « là où tant d'hommes ont échoué, une femme peut réussir ». Et je suis parfaitement d’accord avec Gérard de Nerval qui reconnait qu’ « une femme est l’amour, la gloire et l’espérance ; aux enfants qu’elle guide, à l’homme consolé, elle élève le cœur et calme la souffrance, comme un esprit des cieux sur la terre exilé ».
J’ai toujours pensé que la politique ne doit pas diviser les filles et les fils d’un pays ; car la fibre patriotique qui nous lie, ni les idéologies politiques, ni le temps ne peut la défaire. Nous pouvons changer de parti politique en fonction du temps, mais notre appartenance à une même famille, à une même province, à une même région ou à une même nation reste immuable. Dans un monde où la politique divise, sème la haine et la chienlit, notre manière de faire au Burkina Faso mérite d’être saluée et préservée.
C’est à travers ces comportements que nous pouvons, non seulement, travailler tous à pérenniser la paix et la cohésion sociale, mais aussi mutualiser nos efforts pour promouvoir le développement économique et social de notre pays.

C’est l’occasion pour moi d’exhorter toute la gente féminine burkinabè à travailler de concert avec nos époux, nos parents, nos enfants, nos frères, main dans la main pour que notre nation soit un havre de paix et de cohésion sociale. Nous représentons plus de la moitié de la population burkinabè (51% de la population totale), donc en termes d’effectif nous avons plus de voix que les hommes.
Il convient cependant de rappeler aux autorités actuelles que c’est lorsque la maison est fissurée que les Salman rentrent à l’intérieur. Nous ne pouvons pas vaincre l’ennemi en étant divisés.
Nous avons besoin aujourd’hui, plus qu’hier, de nous retrouver pour reconstruire notre chère Faso. Tel est le défi de notre génération, qui doit, avec courage et lucidité, porter le pays des hommes intègres aux frontières nouvelles du développement et de la prospérité. La réconciliation devra permettre aux filles et fils de notre nation de faire définitivement le deuil de nos anorexies, de panser nos plaies, d’expier les fautes individuelles et collectives et d’écrire une nouvelle page de notre pays post insurrectionnel
Mesdames et messieurs,
Rassembler, c’est la vocation des autorités politiques, coutumières et religieuses.
Rassembler, c’est aussi le rôle des citoyens que nous sommes. Que chaque citoyen burkinabè fasse l’effort d’aller vers l’autre, de lui accorder sa confiance et son pardon. Que chacun s’attache à recréer les conditions d’une paix durable dans nos villes, dans nos villages, dans nos campagnes et dans nos cœurs.

Mesdames et Messieurs,
Je me réjouis des actions qui mènent nos braves forces de défense et de sécurité sur le terrain, à qui je rends un vibrant hommage pour les sacrifices pour la nation. Cette guerre asymétrique requiert les efforts de tous et ça y va de l’esprit de l’émancipation, car le Président Thomas Sankara disait que : « Tout comme la liberté, l'émancipation ne s'octroie pas, mais elle s'acquiert. La vraie émancipation, c'est celle qui responsabilise la femme, qui l'associe aux activités productrices, aux différents combats auxquels est confronté le peuple. La vraie émancipation de la femme, c'est celle qui force la considération et le respect de l'homme ».
Mesdames, nous aurons réussi l’émancipation tant souhaitée, lorsque la Journée internationale de la Femme n’aura plus de raison d’être ou plutôt lorsque ce sera tous les jours le 8 mars.
C’est pourquoi, j’aimerai terminer mon discours avec la pensée d’un grand auteur français, Stendhal, qui disait déjà au XIXème siècle que: « l’admission des femmes à l’égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain. »
Que DIEU bénisse le Burkina Faso,
Je vous remercie !

Le Parti

Récépissé n°2014/0123/MATDS/SG/DGSEPP/DLFSPP  du 06 août 2014

Secteur 07, Rue 07.67 Porte 296

01 BP 2179 Ouagadougou 01

Sur les réseaux