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Pour que la CNIB coûte 500 francs: Le plaidoyer de l'UPC

Déclaration liminaire de la conférence de presse du 26 septembre 2019

Mesdames et Messieurs les journalistes,
Bonsoir et bienvenue au siège national de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC). C’est un plaisir renouvelé pour nous de vous retrouver dans la tanière du Lion pour discuter des grandes questions de la vie de notre pays.
Nous avons demandé à vous rencontrer cet après-midi pour échanger avec vous sur la nécessité de subventionner le coût d’établissement de la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB).
Comme nous le disions dans notre déclaration en date du 24 septembre dernier, la CNIB est devenue un enjeu vital, dans ce contexte sécuritaire particulièrement grave.

En effet, la crise sécuritaire que nous vivons depuis 2016 requiert que l’Etat travaille à la mise en place d’un état-civil moderne et efficace. En cela, la CNIB est incontournable, vu que c’est le document d’identification le plus important pour faire la preuve de sa nationalité. Il est urgent et important que chaque citoyen puisse être identifié afin de circuler librement et de donner de bonnes gages de citoyens irréprochables.

Mesdames et Messieurs,

Selon le Directeur général de l’Office nationale d’identification, Monsieur Aristide BERE, cité par Burkina 24, à la date du 31 août 2019, 10 million et demi de cartes d’identité ont été produites et, parmi ces cartes, 8 millions et demie sont effectivement actives. Le premier responsable de l’ONI a ajouté que le taux de possession de la CNIB est bon dans seulement 15 provinces et insuffisant dans les 30 autres. Autrement dit, des efforts restent à fournir sur les deux tiers du territoire pour que la majorité des Burkinabè aient des cartes d’identité.
Aussi au regard du contexte socio-économique et sécuritaire que traverse le pays, caractérisé par la pauvreté et le déplacement massif des populations à l’intérieur du pays, l’UPC suggère-t-elle au Gouvernement de subventionner le prix de la CNIB en le ramenant de 2.500 francs à 500 francs. En 2010 déjà, alors que le pays n’était pas en insécurité chronique, la CNIB était au prix subventionné de 500 francs CFA.
Or, aujourd’hui, la crise multidimensionnelle que connait notre pays provoque un déséquilibre économique et social à tous les niveaux. Des Burkinabè fuyant les terroristes ont tout abandonné derrière eux, y compris leurs documents d’identité. Et, ces déplacés, tout comme les familles qui les accueillent, se retrouvent dans une situation de précarité où avoir un seul repas par jour est une équation.
C’est pourquoi l’UPC appelle le Gouvernement à tout mettre en œuvre pour alléger les peines des citoyens dont le niveau de vie est sans cesse en baisse.
L’UPC appelle également les Partenaires techniques et financiers à soutenir le Gouvernement pour la réussite de cette opération.
L’Etat doit veiller à mettre en place un fichier d’état-civil fiable pour l’identification de nos citoyens par ces temps qui courent.
En récapitulatif, voici pourquoi nous pensons qu’il faut réduire le prix de la CNIB :

1-Avec la guerre asymétrique que nous impose des hommes sans visage, il est important pour chaque Burkinabè d’avoir un document d’identité, et pour l’Etat burkinabè d’avoir une base de données fiables sur ses citoyens. C’est un enjeu de survie et de gouvernance.

2-Les premières CNIB biométriques datent de 2009 ; elles arrivent à expiration. Leurs détenteurs doivent se faire établir de nouvelles CNIB.

3-Les déplacés internes, ainsi que ceux qui les accueillent, se retrouvent dans une situation précaire. Ce qui fait qu’il leur est difficile de débourser 2.500 francs pour se faire établir la pièce d’identité.

4-D’une manière générale, la crise économique a réduit drastiquement le pouvoir d’achat des ménages.

Nous voyons ici et là des initiatives personnelles et ponctuelles de subvention des CNIB. Ces initiatives, portées le plus souvent par des politiciens à l’approche des échéances électorales, sont de nature à porter un coup à la crédibilité de l’opération d’établissement des CNIB. En effet, alors que la subvention d’un politicien cible uniquement son potentiel électorat, celle de l’Etat a l’avantage de toucher tous les citoyens, sans discrimination aucune.
Chaque camp politique prépare, certes, la campagne de 2020. Mais qu’il soit entendu que si on ne prend pas en compte les préoccupations réelles des populations, si on se voile la face devant les problèmes qui assaillent les Burkinabè au quotidien, ces élections à venir risquent d’être sans intérêt pour beaucoup de nos compatriotes.
Mesdames et Messieurs, c’est tout pour notre message de ce jour. Merci de nous avoir écoutés. Nous sommes à présent disposés à répondre à vos différentes questions.

Le Parti

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